
Discographie
1994 — 2024
EP — 1994
Cinq titres
Mars 1994 — MSI Distrib
Titres
Une seule race pour plusieurs couleurs, nous sommes une seule race pour plusieurs couleurs. Nous sommes tous sortis du même moule, du même oeuf, du seins de notre mère la terre, au sud comme au nord toujours rien de neuf, tu le sais les terriens sont les seuls habitants et pourtant tout le temps j'entends l'écho des querelles qui s'enveniment inévitablement donnent lieu au pire des crimes : la guerre, où d'autres mammifères composés comme moi d'os et de chair assassinent leurs frères pour une frontière ou pour un dieu comme naguère l'homosapiens se battaient pour le feu à la fin de ce jeu non jamais de vainqueur demeurent encore la rancoeur et la peur, Ils tuent ton frère au nom de dieu. Peut-on me dire en comparaison où se situe l'évolution de la condition humaine depuis l'homme des cavernes ? La chose est certaine, le système nous mène à notre perte, les bêtes de fer prolifèrent, jamais ne s'arrêtent. Tue ton frère, au nom de dieu, mets la terre à sang, à feu, tue ton frère, au nom de dieu.
Rien de sert de sourire il faut mentir à point, éclaboussée de honte et de mauvais vin l'assistance ravie reparlera demain d'un taré réjoui au charisme divin, qui rien qu'à son odeur, reconnaît l'envahisseur à la base du chômage et tous vos malheurs, à quoi bon propager le mystère le programme est si clair comme la peau de l'Europe convoitées salope. C'est de l'âme que l'on réclame et de l'amour autour, pas de drame ni de larmes, pour la mort des vautours. Retrouver les valeurs, chasser les voleurs de la terre des vikings, transformée en camping par toutatis ! Par un tas de métèques venus becqueter ton bifteck. Telle est désormais la préoccupation principale, sous le casque du gaulois agitation optimal, face au flasque dégueuli d'abominations verbales de politicards en toc qui ne valent pas leurs poids de manioc, et pourtant dans l'arène, ils imposent le respect en déféquant sur fond de haine quelques propos suspects au péril de la paix. C'est de l'âme que l'on réclame et de l'amour autour pas de drame ni de larmes pour la mort des vautours. NO FACHOS NO FACHO NO FACHOS NO FACHOS
On m'appelle Zobi, oui c'est moi la mouche. J'suis pas tant crédible, car on me trouve louche. Ceux qui lisent la Bible en ouvrant la bouche sont des jolies cibles, des gobeurs de mouches. Hop! dans le mille, je fonce dans le gosier, ressors par les trous de nez. Hop! dans le mille, je fonce dans le gosier, ressors par les trous de nez. Zobi, Zobi la mouche (4X) Faut pas s'faire de bile, je me fais pas bouffer, j'suis pas tant débile, de moi faut se méfier. Et dans les grand-villes, y'a guère de pitié, mais je me faufile, on ne peut m'écraser. Scratch! dans le vil, je fonce dans le soulier, j'ressors par les trous de pieds. Scratch! dans le vil, je fonce dans le soulier, j'ressors par les trous de pieds. Zobi, Zobi la mouche (4X) Que me veut cette fille, oh sacrée gonzesse. Elle est bien gentille, elle a de jolies fesses ! Elle est nue, elle brille, quelle délicatesse ! Quand je la titille, et qu'elle se confesse, j'la prends pas par surprise, j'la prends de vitesse. Top dans le mille ! (4X) Zobi, Zobi la mouche (4X) Zobi, Zobi la mouche. Ohé, Zobi
A quel prix à ton avis mon ami évalue-t-on la vie de ceux qui n'ont pas choisi les petites manies d'abrutis qui n'ont pas pris le parti d'accepter d'acquiescer la fessée le crâne affaissé, le froc baissé. Ils n'en ont pas fini d'en baver, non pas finit de braver les interdits des cons, les empêcheurs de tourner en rond, mais au fond quelle est cette folie qui anime et qui me donne la ce n'est pas des vitamines, alors ? qu'est-ce que c'est ? C'est la vie, la femme qui jouit, le moine qui prie et moi qui ris devant les fourmis soumises à l'état de crise, continuez ca me fait marrer de les mater exténués par le stress pendant que je me laisse aller à la paresse. Baise ta vie, fait la jouir c'est toujours le moment vivant vraiment l'instant présent intensément, baise ta vie fais la jouir c'est toujours le moment vraiment vivant faisant face aux événements Abracadabras le fratas des politesses, signes extérieurs de richesse du vent de l'air, tout cela m'indiffère les caresses des chiens en laissent de glace je m'en passe sans laisser d'adresse je remonte à la surface les mentalités progressent, les banalités s'effacent car l'unification on le sait ce n'est pas du bidon non non l'unification on le sait ce n'est pas du bidon.
Je creuse un trou tout seul au fond de mon jardin derrière ma maison et j'ai mes raisons, un trou tout seul, profond de toute façons les autres font ce qu'ils veulent, moi Je creuse tout seul. Je me comprends, je ne prends pas de risques, je ne dis ce que je pense qu'en la présence de quelques connaissances fidèles lesquelles excellent en confiance dans les bonnes vannes bien lourdes, rassurés dans l'ambiance de mon living room agencé, décoré avec élégance, c'est la que l'on évoque sans équivoque dans un élan de manque d'indulgence, nos préférences pour un retour brutal du respect des valeurs morales, le retour d'un idéal astiqué, briqué comme une paire de bottes de cheval et prêt à fonctionner comme la totalité de mon arsenal Je veux dormir sans la peur, la peur des nuits à venir, la peur du jour où je meurs, je veux dormir sans la peur de mourir. Et à travers ma lunette de ma carabine, je m'inquiète quand je guette dans la cité voisine les paumés qui font la quête et piquent dans les vitrines leurs putains de combines minent me turlupinent me font monter l'adrénaline, pourvu que le sida ou La famine extermine vite fait cette sale vermine qu'il ne reste plus que de la cendre et des ruines. Je suis peut être fou mais qu'on me foute la paix je suis prêt à tout pour qu'on me foute la paix. Ce réac, ce blaireau est un sacré facho qui n'aime pas les clodos, qui n'aime pas les homos, qui n'aime pas les youpins, les blacks et les maghrébins, qui n'aime pas son voisin et qui craint les martiens. Je creuse encore plus profond et plus fort toujours derrière ma maison, toujours pour les même raisons, pour quelques briques, un bon paquet de fric, en cas de conflit j'ai acheté à crédit et en kit un abris anti-atomique hermétique sans fuite, que la planète éclate, aussitôt je me cloître avec mes chiens d'attaque et 200 kilos de pâtes. Je suis prêt à tout pour qu'on me foute la paix. Je veux dormir sans la peur, la peur des nuits avenir, la peur du jour ou je meurs, je veux dormir sans la peur de mourir.

Album — 1995
Lofofora
Liste des titres à venir.

Album — 1996
Peuh!
Liste des titres à venir.

Album — 1999
Dur comme fer
Liste des titres à venir.

Album — 2003
Le fond et la forme
Liste des titres à venir.

Album — 2003
Double
Liste des titres à venir.

Album — 2005
Les choses qui nous dérangent
Liste des titres à venir.

Album — 2007
Mémoire de singe
Liste des titres à venir.

Album — 2011
Monstre Ordinaire
Liste des titres à venir.

Album — 2014
L'épreuve du contraire
Liste des titres à venir.

Album — 2018
Simple appareil
Liste des titres à venir.

Album — 2019
Vanités
Liste des titres à venir.

Album — 2022
Lofofora (Remastered 2022)
Liste des titres à venir.

Album — 2022
Vanités (édition augmentée)
2022 — Athome
Titres

Album — 2024
Cœur de cible
2024 — Athome
Titres
Y'a des crakers qui crèvent au milieu du périphérique Des centrales nucléaires pour nos saloperies électriques Partout des drames existentiels et des problèmes psychologiques On va tous choper le cancer à force de chier du plastique Il y a le feu sur la mer les nappes phréatiques sont à sec Il faut 13000 litres de flotte pour se faire un kilo de steak Encore pas assez de bâtards dans la rubrique nécrologique Non je ne suis pas méchant t'as vu les gens Je suis logique Parle moi d'autre chose, qu'est-ce que tu crois J'y suis pour rien si le monde est pourri T'es tellement morose je t'inviterai pas À ma soirée d'apocalypse Le français préféré des français s'appelle Jean-Jacques Ça pue le glyphosate l'après rasage et l'ammoniaque Les orphelins du djihad préparent la revanche en Irak Pendant que toi sur ton portable tu tapes gang bang avec éjac 50 degrés à l'ombre c'est comment qu'on va faire avec Plus de 100 femmes cette année vont se faire buter par leur mec Les flics protègent le fric il y a du sang sur la matraque Devant ceux qui n'ont rien à perdre les autres deviennent paranoïaques Parle moi d'autre chose qu'est-ce que tu crois J'y suis pour rien si le monde est pourri T'es tellement morose je t'inviterai pas À ma soirée d'apocalypse Les oiseaux disparaissent les virus prolifèrent La jeunesse en détresse les vieux sur des civières Je vois bien qu'on s'enfonce dans la boue la poussière L'engrenage nous oppresse Devant les conséquences de nos choix suicidaires Ça part dans tous les sens Dis pas que le temps presse quand y'a plus rien à faire Parle moi d'autre chose qu'est-ce que tu crois J'y suis pour rien si le monde est pourri T'es tellement morose je t'inviterai pas À ma soirée d'apocalypse
J'ai pas toujours le savoir faire la façon ni la manière Jamais été d'aucun parti pas de club ni de bannière Pas non plus de quoi être fier mais jamais encore aucun clan Aucune religion aucune secte ne m'a fait rentrer dans le rang Oh non bien au contraire Déléguer sa conscience je trouve ça inquiétant Abandonner son existence aux charlatans Pour un serment sacrifier l'instant présent En attendant des lendemains éclatants Y'en a qui disent t'aurais dû faire attention à ta carrière À refuser les concessions je me suis levé des barrières Si je posais moins de questions si je pensais plus à plaire Je serais une star millionnaire Jusque dans mon lit j'inviterais mes followers Parmi mes amis des héritières des acteurs J'chanterai à Dubaï et pour les restos du cœur À moi le champagne et les anti-dépresseurs Un œil sur la sortie de secours J'ai de la méfiance pour l'assistance Hurlez guitares résonnez tambours Moi je garde la distance Je garde la distance J'ai pas l'air con en promotion Une étiquette collée sur mon front Achetez mes chansons Donnez du pognon C'est pour payer ma rançon J'ai pas toujours le savoir faire la façon ni la manière Jamais été d'aucun parti pas de club ni de bannière Pas non plus de quoi être fier mais jamais encore aucun clan Aucune religion aucune secte ne m'a fait rentrer dans le rang Un œil sur la sortie de secours J'ai de la méfiance pour l'assistance Hurlez guitares résonnez tambours Moi je garde la distance
Comment aurais-je imaginé qu'on en serait encore là Alors qu'on espérait tellement fort un jour voir sonner l'heure De la fin des idées téléguidées par le fric ou une croix J'avais tort il faut croire, puisque l'on n'apprend jamais rien de nos erreurs Et j'entends et je vois à chaque heure, mille raisons de baisser les bras De rester un otage de la peur qui pense que rien ne changera Les mêmes retards, les mêmes ringards, les mêmes histoires de merde Pour un prophète ou pour un territoire et ça repart Est-ce la nature humaine ? Ou ces gens-là n'aiment pas la vie Et maintenant de quoi j'ai l'air, à gueuler encore là ? Sûrement d'un clown qui accroche un sourire à son désespoir Pourtant c'est tellement cool de se montrer cynique dans la paranoïa Et puis c'est la panique quand y'a plus que 3 litres dans mon réservoir Tu l'entends, tu le vois à chaque heure, mille raisons de baisser les bras C'est comme ça les victimes, les vainqueurs et jamais rien ne changera Les mêmes retards, les mêmes ringards, les mêmes histoires de merde Pour une couleur pour un politicard et ça repart Est-ce la nature humaine ? Ou ces gens-là n'aiment pas la vie
Tout le temps, partout, trop de gens qui parlent Pas beaucoup qui écoutent De loin les autres c'est du bétail, on en a rien à foutre Planquer les défauts et les fautes tu sais ce que ça nous coûte Garder la cote, la tête haute, résister à la foudre Alors devant les incertains lendemains qu'on redoute Comment faire pour kiffer nos vies quand le monde nous dégoûte J'aimerais éviter la redite mais le quotidien radote C'est toujours le mépris, le bâton, la carotte J'suis encore fâché La misère, la crise et la dette ça fait monter les enchères Avant de me crasher J'aimerais trancher à la machette les privilèges et les frontières J'suis encore fâché Jamais besoin de dieu ni maître sur l'autoroute de l'enfer Avant de me crasher J'irai me retourner la tête pour voir le monde à l'envers Gouvernés par des rentiers, gangsters émérites Dans la galère, les ratés cherchent et le méritent On nous dit que les vrais méchants opèrent en bande et vendent du shit Y'a moins de bandits en banlieue que sur les bancs de la République La politique c'est que de la com, ça n'étonne plus personne Dans les campagnes et les cités, ça bute et ça bastonne Le racisme et les pesticides c'est ça qui empoisonne Si on ressort la guillotine faudra pas qu'ils s'étonnent Certains me voient trop radical, les autres me trouveront ridicule En révolte depuis l'école et jamais de ceux qui reculent J'suis encore fâché La misère, la crise et la dette ça fait monter les enchères Avant de me crasher J'aimerais trancher à la machette les privilèges et les frontières J'suis encore fâché Jamais besoin de dieu ni maître sur l'autoroute de l'enfer Avant de me crasher J'irai me retourner la tête pour voir le monde à l'envers Rhétorique affûtée, ajustée à la cible La parole est d'argent, les arguments solides L'ennemi désigné, tout le monde se passe au crible Sans trahir le respect pour celui qui opprime Certains me voient trop radical, les autres me trouveront ridicule En révolte depuis l'école et jamais de ceux qui reculent (Allez) J'suis encore fâché Avant de me crasher J'irai me retourner la tête pour voir le monde à l'envers
Les deux, ensemble, et la vie nous ressemble Au creux des mains, des lendemains qui changent On voit si loin et la route s'allonge Le froid n'est rien si jamais l'on ne tombe La sueur au front, dans le cœur une bombe Nous ne sommes plus jamais seuls La lumière nous inonde Jusqu'à la fin, la fin du monde Les deux, ensemble, rien ne nous ressemblait Et dans nos mains, les lendemains changeaient On voyait loin, la vie nous attendait Le froid s'en vient, tu m'as laissé tomber Pavé de trahison dans le cœur une tombe Me reste le poison et la saveur du mensonge Du cimetière perdu des amitiés déçues M'arrive une clameur étrange Par une nuit sans Lune qui sortait de la brume J'ai cru entendre ta voix qui tremble Je regardais la mer, toi tu voyais la plage Quand tu comptais les vagues, je rêvais de voyages Tu avais les dents longues, moi j'ai encore la rage Pour dévorer le monde, toi pour y voir briller ton image Du cimetière perdu des amitiés déçues M'arrive une clameur étrange Par une nuit sans Lune qui sortait de la brume J'ai cru entendre ta voix qui tremble Du cimetière perdu des amitiés déçues M'arrive une clameur étrange Par une nuit sans Lune qui sortait de la brume J'ai cru entendre ta voix qui tremble Les deux, ensemble et rien
Je crois savoir ce que tu penses Tu penses savoir ce que je crois Je n'aurai aucune indulgence On ne se connaît pas Je ne fais jamais dans la nuance T'aimerais savoir que je ne suis plus là Me condamner de ta sentence Éteindre ma voix Le monde se porterait mieux sans toi Je voudrais que tu n'existes pas Soudain te réduire au silence T'ensevelir dans le ciment Ce qu'on préfère c'est la haine Ce truc qui shlingue dans mon ADN Comme un dingue j'me démène Pour être maître du game Qu'on se comprenne, aucune chance Quand tu recules, moi j'avance Entre impudence et manigance Va donc te faire pendre Tu délires, transpires et conspires Je vais t'apprendre la tolérance Te faire bouffer ton insolence Qu'on puisse en finir Pourquoi les gens ne sont pas comme moi Ce n'est pas si compliqué que ça Ceux qu'ont pas mon intelligence Faudrait les tuer à la naissance Je te méprise, tu me mesures Je te déchire, tu me ratures Tu m'abrutis, je te sature Tu me détruis, je te torture Tu me pétris, je te perturbe On se meurtrit, on se masturbe
Même si le jour ne venait plus S'il n'y avait plus rien à craindre D'une faillite révolue Qui n'en finit plus de s'éteindre J'irais te chercher Comme si j'y croyais À m'en brûler les yeux Au-delà des regrets Parmi les rats ou parmi les astres Dans la pénombre et dans la braise Dans les décombres du désastre Étourdissant jusqu'au malaise J'irais te chercher Comme si j'y croyais À m'en brûler les yeux Au-delà des regrets Au souvenir de ton image Je soulèverais des falaises T'apercevrais dans un mirage Juste avant que l'on disparaisse À m'en brûler les yeux Au-delà des regrets J'irais te chercher Comme si j'y croyais On verrait sur le champ toute la vie s'arrêter Dressé contre le vent, l'océan ralentir Sans un signe, en silence, dépourvu de clarté Vers un vide plus immense le ciel entier s'ouvrir Si jamais tu venais à me manquer Emporte moi avant de partir Mon dernier espoir, ma seule vérité Promets moi de ne pas m'oublier Promets moi
Premier tour de manège, c'est le temps de l'innocence Et déjà il s'achève, à peine on croyait qu'il commence Pendant que le temps presse, le temps de l'ignorance Ne sera jamais prêt à temps devant celui des conséquences C'est un nouveau départ quand vient le temps de l'amour Mais alors qu'il se barre, le temps n'est jamais aussi lourd Les siècles peuvent filer à demander ce qu'on fout là Jusqu'à en oublier la vie qu'on a devant soi Le temps qu'on prend, le temps qu'on perd Comme si la vie durait toujours Celui qu'on attend, qu'on espère Comme à chacun son tour Dans un roulement de tambour Bien sûr qu'on sait où c'est qu'on va Mais on veut toujours ce qu'on n'a pas Demande toi si déjà Tu t'es retrouvé une fois au bon moment, au bon endroit Pas le temps de se retourner, faut regarder les choses en face L'avenir est assuré entre le devoir, la menace Mais dans la confusion, abusé par les apparences Le temps de l'humiliation prépare l'heure de la vengeance Le temps qu'on prend, le temps qu'on perd Qu'on ne rattrape jamais plus tard Celui qu'on attend, qu'on espère Les heures de gloire et les grands soirs Bien sûr qu'on sait où c'est qu'on va Mais on veut toujours ce qu'on n'a pas Demande toi si déjà Tu t'es retrouvé une fois au bon moment, au bon endroit Quand au bout du parcours apparaît le compte à rebours C'est que tu as fait ton temps il n'y aura pas de retour Les saisons qu'on regrette deviennent celles des reproches Les souvenirs qui nous restent auxquels on se raccroche Ramènent au bon vieux temps des copains et de l'aventure Le passé devient le présent quand s'éteint le futur Et le dernier remède au temps des remords Jusqu'à la nuit des temps, c'est le temps mort Bien sûr qu'on sait où c'est qu'on va Mais on veut toujours ce qu'on n'a pas Demande toi si déjà Tu t'es retrouvé une fois au bon moment, au bon endroit Bien sûr qu'on sait où c'est qu'on va Mais on veut toujours ce qu'on n'a pas Demande toi si déjà Tu t'es retrouvé une fois au bon moment, au bon endroit
Dealers de colère, marchands de malheur Défient le tonnerre, exterminateur Assoiffés de chair, grisés de pouvoir Le feu et le fer, n'ont guère de mémoire De repos et de paix, ne connaît jamais Et sur la Terre entière la sentence martèle Brandit au nom du père, sa queue comme un glaive Quand ils violent des femmes comme des villes qu'on assiège La violence des hommes, une maladie mortelle Les statues qu'ils érigent jalonnent leur vertige Ils convoquent l'honneur, comme ultime héritage Quand l'éternelle horreur réclame davantage Enrubannés d'orgueil derrière son piédestal S'alignent les cercueils dont ils font les médailles La peine qu'ils répandent Insinuée pour des siècles Brûle encore dans les cendres Des bûchers de Salem Plus haut que mes pleurs Mon cœur se soulève Et sur la Terre entière la sentence martèle Brandit au nom du père, sa queue comme un glaive Quand ils violent des femmes comme des villes qu'on assiège La violence des hommes, une maladie mortelle
Comme un gibier dans les phares Pris au hasard au raz des bagnoles Pour cette fois encore tu as tort Une flaque de sang sur le sol Tu as dû merder quelque part Voilà surtout ne bouge pas Ferme là, fais le mort Dépassez les bornes Eclatez les codes Tout est rétréci Pour ton cœur Ta force on a besoin de toi ici En signe de riposte aux fantômes qui talonnent Ouvrez les esprits Des regards qui empoisonnent Des paroles qui déchirent comme des balles Quand les gardiens du protocole Décident du bien et du normal Tant venimeux que désinvoltes Ils se régalent quand ça fait mal Quel est le modèle ou le monstre Pour qui il est ou pour son image Il s'agirait de ne pas confondre La lâcheté avec le courage Le courage surnage et surmonte La lâcheté cultive la honte Pour en tirer son avantage Dépassez les bornes Eclatez les codes Tout est rétréci Pour ton cœur Ta force on a besoin de toi ici En signe de riposte aux fantômes qui talonnent Ouvrez les esprits Quand la rumeur te mord Tu sers les dents Tu sais comme c'est vicieux Et combien c'est violent Ça dévore machinalement Et pourquoi pour qui et depuis quand La différence attire le tourment Toi tu voudrais hurler le silence Qui mieux que toi peut savoir où est ta place Et quel est ton rôle Tu n'as pas à porter le poids De cette crasse sur tes épaules Ça laisse des balafres en surface A l'intérieur un hématome Qui dérégule le self-control Dépassez les bornes Eclatez les codes Tout est rétréci Pour ton cœur Ta force on a besoin de toi ici En signe de riposte aux fantômes qui talonnent Ouvrez les esprits
Est-ce que ça va leur faire mal Le jour où vont atterrir Tous ces gens égarés Tellement aveuglés par la terreur ? S'ils sortent de leur torpeur Ca va partir en torpille Façon film d'horreur, planquez vous (Gare au gorille) Mais la démagogie sait nous caresser les oreilles Attirés par ses théories On n'est pas sorti bordel Rien de neuf depuis Bush Au paradis réactionnaire Autant de vérité dans leurs bouches Que de faute dans le dictionnaire Assez facile de manipuler Il suffit de gesticuler Activer les leviers Des envies refoulées Donner des solutions simples A des questions compliquées C'est comme chercher la paix Dans l'essence avec un briquet Vas-y on se laisse pas faire Maintenant on se laisse plus faire Parce qu'on ne veut pas s'enfuir (Même si la vie est dure) Même si c'est des efforts Balance tes somnifères C'est pas une métaphore (On va plus se laisser faire) On les connaît les crevards On a les noms des raclures Les rois du grand écart Entre la pensée et la posture Ils ne changent pas de figure Même quand tout les accuse Fais péter la dorure J'paierai la facture à l'occase On sait qui passe la crème A qui profite le crime Qui revend des bagnoles Le lendemain quand elles crament Qui doit payer le crédit Dans un taf qui le déprime Qui va claquer des liasses Et qui a effacé les preuves Qui veut coloniser l'espace Pour plumer la clientèle Qui va trimer comme un esclave Qu'avant la retraite il en crève Moins de travail, plus de fric Parfois un peu de calme C'est pas excentrique Ce que le peuple réclame Vas-y on se laisse pas faire Maintenant on se laisse plus faire Parce qu'on ne veut pas s'enfuir (Même si la vie est dure) Même si c'est des efforts Balance tes somnifères C'est pas une métaphore (On va plus se laisser faire) Le pouvoir est obscur et s'il est un obstacle Rien n'est irrévocable Louise Michel dans le cœur, Angela Black Panther Boycott et sabotage On fera pas de grabuge Montez sur la bascule On commence le partage Vas-y on se laisse pas faire Maintenant on se laisse plus faire Parce qu'on ne veut pas s'enfuir (Même si la vie est dure) Même si c'est des efforts Balance tes somnifères C'est pas une métaphore (On va plus se laisser faire) On va plus se laisser faire Oh non Maintenant on se laisse plus faire